Cela fait du bien un peu de voir notre Président s’assoir, on le voit trop souvent en coup de vent, pour parler concrètement face à des français comme vous et moi. Enfin comme vous et moi, sauf le syndicaliste breton cliché ambulant du contestataire prêt à mettre tous les maux de notre pays sur le dos du gouvernement. Moi ce qui m’ennuie le plus, c’est quand il parle au nom de « tous les français » comme j’ai pu l’entendre, là pour le coup il s’est pris pour Besancenot. Heureusement qu’ils se ressemblent pas d’ailleurs, j’aurais pu les confondre! Certains syndicalistes parlent de lui comme le meilleur interviewer de la soirée, comme s’il suffisait de parler plus fort que l’autre en fronçant les sourcils pour se prendre pour Elkabbach. Cela dit, le breton a toujours été meilleur que Laurence Ferrari, que N.Sarkozy n’a pas l’air de porter très haut dans son estime. « Ne trouvez-vous pas normal que le salaire de Mr Proglio pourrait choquer les français? » lança t-elle. Si elle avait su… »Ecoutez Mme Ferrari, si on comparait votre salaire à celui d’un smicard, ça surprendrait plus d’un français« . Oui, c’est juste après qu’elle s’est caché sous le bureau.
Pour en finir avec Le Menahes, icône syndicaliste d’un soir, a su provoquer le président en parlant vrai et en ramenant N.Sarkozy à la réalité du terrain escarpé des déçus du capitalisme. Cela dit, j’en ferais quand même pas mon porte-parole, hypothétique ex-soixantehuitard, rappelant les erreurs de gouvernement en 1998 (ah oui ça fait vraiment un bail que N.Sarkozy est à la tête de notre pays) et plus il a un boucle d’oreille à chaque oreille…comme ma mère.
Un point commun à tous ces français présents hier soir, à surement aussi beaucoup d’autres français, c’est que peu importe dans quel désarroi où l’on se trouve soit on met en cause le gouvernement soit on cherche assistance auprès du président. Je crois qu’on se rend pas assez compte parfois dans quelle situation nous vivons, je en dirais pas qu’on se plaint tout le temps la bouche pleine mais on se comporte souvent comme des nourrissons tendant les bras vers notre Mère patrie dès qu’un de nos enfants touche pas les bourses, dès que notre entreprise a dû mal à faire face à la concurrence, parce qu’à 50 ans on ne trouve pas de travail…Soyons être mesuré dans nos demandes à l’Etat sans que ça tourne à la mise en cause systématique.
Sur le fond, le président reste résolument optimiste quant à la situation de notre pays, une croissance ré-évaluée, des perspectives d’emploi en hausse, une bataille annoncée avec la grande distribution sur le lait…Surtout il connaît bien ses dossiers, on peut au moins tous lui reconnaître ça. La toile de fond de la situation est la compétitivité de nos entreprises, source principal de croissance, d’emploi et donc de pouvoir d’achat et ainsi de suite. Il est vrai que l’on souhaiterait avoir des résultats tangibles au plus vite, déceler dans notre vie de tous les jours une amélioration liée à pouvoir d’achat ou à la crainte de perdre son emploi. C’est sans oublier que le gouvernement doit composer avec la crise…si on était patient pour une fois?!
Evidemment j’ai envie d’y croire parce que peu importe le président qui sera à la tête de notre pays, de Gauche ou de Droite, il sera mal-aimé. Je regarde les impressions de Fillon, Lefébvre, Bertrand et Chatel, fidèles larbins du président, tous sur la même longueur d’onde en se réjouissant de la prestation du chef, courageux, engagé, sensible aux interrogations des français…j’en passe et des plus reluisantes. En face, le PS, le MoDem et le Front National pointent du doigt un président qui perd pieds avec la réalité, utilisant des formules épuisées selon Hamon ou encore ne donnant aucun solution pour sortir de la crise selon Cambadélis. Je me demande s’ils ont tous vu le même débat! Comment, nous, simples électeurs peu initiés, pouvons-nous nous faire une opinion quand on voit cet symphonie de désaccord, remplie à la fois de complaisance et de mauvaise foi? Sommes-nous aussi des insatisfaits chronique?
Et puis, il y a ceux qui comme ils n’ont rien à dire, disent des conneries!
« Marine Le Pen?
- Présente!
- J’ai vu votre critique encore une fois très inspirée, où vous dîtes que notre président est « schizo » parce qu’il critique les banquiers, constructeurs automobiles et la grande distribution à qui il a pourtant il a donné des milliards. Pourquoi? Vous, vous les aurez laisser couler ses 3 grands secteurs?
- Euh…. »
Un autre qui a fait fort aussi sur RTL ce matin, je mettrai ça sur le compte que Mr Rochefort, MoDem, a dû veiller tard, jusqu’à la fin de l’émission au moins ( et oui à son âge 22h30 c’est tard), et qui se matin, pas tout à fait réveiller annonçait donc à la radio: « Le superprésident a voulu jouer tous les rôles : celui du président, du premier ministre, des ministres et du chargé de la communication, le tout dans la compassion, mais sans tracer de perspective claire. » Alors, voila le genre de personnes qui met tous les maux de la France à la cause de N.Sarkozy, à en oublier presque qu’il a un gouvernement,et ensuite on le critique lorsque le président répond seul en tant que porte-parole en chef du gouvernement.
Arriverez-vous à faire votre propre opinion en faisant abstraction de la fanfare politique?
A débattre!